3 !

3, c’est le nombre de postes offerts à l’agrégation de science politique.

En 2014, c’était 5; En 2012: 7; En 2010: 8; En 2008: 7.

3 postes pour 36 candidats. Le ratio n’est pas terrible. La seule chose drôle, ce sera au cocktail pour les lauréats: deux fois plus de membres du jury que de reçus.

Est-il vraiment justifié de mobiliser un jury, des salles, des surveillants, des candidats qui souvent émargent au budget de l’enseignement supérieur pour… 3 promotions, qui pourraient passer leur HDR et utiliser une autre voie pour devenir professeurs?

Une note précise, sur le site du ministère, qu’une liste complémentaire pourrait être ouverte. Vous trouverez plus de détails sur notre blog, mais pour ceux qui arriveraient ici pour la première fois, on vous rappelle comment ça marche. Plus personne ne veut de l’agrégation, ni des agrégés (quelques uns font semblant); pour sauver l’agrégation, un contingentement est mis en place : à l’agrégation est réservée la moitié des postes de professeurs. Autrement dit, dans les deux ans qui viennent, on ne pourra pas recruter plus de trois professeurs en science politique, puisque trois postes seulement ont été mis à l’agrégation. Du point de vue des universités, qui ont des besoins et des postes à pourvoir, les demandes d’ouverture de concours sont remontées au ministère; et le ministère va refuser (merci pour l’autonomie des universités) l’ouverture de concours pour des postes qui sont pourtant à pourvoir, et désigner comme tels par toutes les instances de l’université, au nom d’une impérieuse fin: sauvegarder l’agrégation qui ne survit que grâce à son contingentement (dans les sections décontingentées, c’est moribond). Un chantage sera alors exercé sur les universités: si vous voulez un prof sur ce poste, il faut le « mettre à l’agreg »; sinon, retentez votre chance l’année prochaine (sachant, d’une part, que le ministère punit les méchantes universités qui ne jouent pas le jeu de l’agrégation, et que, d’autre part, sur le plan local, le poste peut être repris par l’université s’il n’est pas pourvu pendant trop longtemps).

Il y aura peut-être des postes supplémentaires, mais ils marqueront la défaite de l’autonomie des universités.

Du côté des sciences de gestion, l’on a enfin les membres du jury et la liste des candidats autorisés à concourir. Cela a tardé: était-il difficile de réunir un jury ou de trouver des postes dans cette section non-décontingentée? Si quelqu’un a des infos, merci de partager. On a vraiment eu peur de revivre le même coup que l’année dernière en sciences économiques: arrêt du concours faute de postes!

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Publié dans Au jour le jour...
15 comments on “3 !
  1. Décontingenteur dit :

    3… 2… 1… 0!

    En somme, d’ici peu, nous n’entendrons plus parler de ce piège à c… Bon vent!

  2. BOMBEUR Jean dit :

    Concours en Sciences de Gestion: difficultés énormes pour trouver les supports, le Ministère s’est démené comme jamais… Le 46.1 devient LA voie de référence dans cette section, un « tsunami » de postes publiés l’an passé et à publier l’année prochaine… Le concours d’agrégation est en sursis, celui en cours pourrait être le champ du cygne.

  3. BOMBEUR Jean dit :

    Vous aurez compris: chant du cygne!

  4. Igor dit :

    J’aime bien la sonorité du mot « Trois ».
    J’aime encore plus celle du mot « Deux ».
    A deux postes à l’agrégation de droit, je m’arrête. C’est suffisamment ridicule pour qu’on s’en satisfasse.
    Après tout, n’est-ce pas délicieux de voir des ex-sadiques perdre leur pouvoir en désarroi ?

  5. Igor dit :

    Et des ex-masochistes se mettre eux aussi à dénigrer leurs anciens partenaires, maintenant que le vent tourne ?

    Comme l’écrit René Char : « A prévoir que ces coqs du néant nous timbreront aux oreilles, la Libération venue ».

  6. Anonyme dit :

    Quand le Conseil d’Etat vous explique qu’un MCF et un professeur, c’est tout de même pas d’un niveau identique, seuls les seconds ayant des connaissances innées en déontologie et réglementation professionnelle (CE, 12 oct. 2016, n° 392053) :

    « 4. Considérant, d’une part, qu’il résulte des dispositions du code de l’éducation et du décret du 6 juin 1984 relatif au statut des enseignants chercheurs de l’enseignement supérieur que les maîtres de conférences et les professeurs d’université appartiennent à des corps distincts, régis par des règles différentes, s’agissant notamment de leurs conditions de recrutement, ainsi que de leurs responsabilités et garanties statutaires ; qu’ils sont ainsi placés dans une situation différente ; qu’en imposant aux premiers et non aux seconds de subir avec succès un examen de contrôle des connaissances en déontologie et réglementation professionnelle, le pouvoir réglementaire a établi une différence de traitement qui est en rapport avec l’objectif poursuivi par les dispositions rappelées au point 1 et n’est pas manifestement disproportionnée ; que, par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe d’égalité dans l’accès à la profession d’avocat entre les professeurs d’université et les maîtres de conférences doit être écarté ;

    5. Considérant, d’autre part, qu’il résulte de ce qui a été dit aux points précédents qu’en imposant aux catégories de personnes mentionnées à l’article 98 du décret du 27 novembre 1991, et en particulier aux maîtres de conférences, de subir avec succès cet examen, le pouvoir réglementaire n’a pas entaché les dispositions critiquées d’une erreur manifeste d’appréciation »

  7. PalmyreEtZulma dit :

    Le rapporteur (qui n’a donc pas conclu). Au temps pour moi !

    • Anselme dit :

      Quoi qu’il en soit, le motif de déport ou de récusation était tellement gros qu’il occultait certainement la vue et n’a pas été relevé… Ou alors, le rapporteur en question était là comme grand témoin. On apprendra peut-être que les avocats, eux aussi grands témoins dans cette affaire, ont exceptionnellement été invités à siéger au sein de la formation de jugement. Le MCF, pour sa part, aura eu la possibilité de participer au délibéré le temps d’apporter quelques cafés à ces sérieux juristes.

  8. Deux poids, deux mesures dit :

    Les MCF, ces sous-fifres des PR… Et si les maîtres des requêtes étaient aussi ceux des conseillers d’Etat?

    Je propose d’instaurer un examen de déonto obligatoire pour tout maître des requêtes qui entend pantoufler dans le privé 😉 Et aussi, au passage, un concours d’accès direct au corps des conseillers d’Etat pour des blancs-becs parisiens de 28 ans qui n’auraient jamais mis les pieds en juridiction de leur vie (ça existe bien à l’Université…).

    Pas la peine, seuls ces minables de MCF doivent continuer à prouver qu’ils sont capables d’autre chose que de tenir les murs et boire de coups…

    • Anselme dit :

      Vous mettez le doigt sur quelque chose d’intéressant, ce raisonnement par l’absurde est convaincant ! il faut le décliner pour la plupart des corps et grades – voire au-delà – au regard du principe fondamental reconnu par les lois de la République : « le talent n’attend pas le nombre des années ». Disons donc un concours :
      – pour les auditeurs afin de devenir sans tarder conseillers d’état
      – pour les sous-préfets, afin de devenir tout de suite préfet de région
      – pour les meilleurs élèves de l’ENM, afin d’intégrer la Cour de cassation
      – pour les meilleurs étudiants de L1 afin d’être déclarés docteurs dès avant la fin du premier semestre
      – pour les militants, afin de devenir élus
      – pour le petit Kevin, afin de devenir astronaute ou pompier sans attendre.
      – pour les meilleurs stagiaires, afin de devenir directeurs (ils pourront ainsi se proposer à eux-mêmes un CDI !)
      – pour toutes celles et ceux qui s’apprêtent à passer une journée difficile, afin que vienne déjà le soir

      On pourrait presque en rire… Mais n’avons-nous pas tous à l’esprit l’exemple de tel ou tel doctorant, à qui nous avons donné des conseils pour achever sa thèse et qui, quelques mois après, est devenu professeur ? Le MCF, tel la vache qui voit passer le train…

      • Sisyphe dit :

        Tous ces exemples sont hilarants, car absurdes et impossibles. Malheureusement, la situation des MCF est tout aussi absurde, mais bien réelle, par contre…

        Bon, je m’en retourne pousser mon caillou…

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