Résultats de l’agrégation de droit public 2016

Les résultats de l’agrégation de droit public 2016 sont sur le site du ministère, de même que la liste des emplois offerts.

Que ceux qui sont sur la liste n’oublient pas que c’est pendant toute une vie d’enseignant-chercheur que l’on doit prouver ses qualités, et que les autres se souviennent que d’autres voies existent pour devenir professeur!

Les admis sont:

  1. Romain LE BOEUF
  2. François BLANC
  3. Antoine BASSET
  4. Mathieu CARPENTIER
  5. Benjamin DEFOORT
  6. Emanuel CASTELLARIN
  7. Tristan POUTHIER
  8. Alina MIRON
  9. Patrick JACOB
  10. Christophe ROUX
  11. Florian POULET
  12. Laurent SEUROT
  13. Sébastien ADALID
  14. Anne-Laure GIRARD
  15. Pierre BOURDON
  16. Manon ALTWEGG-BOUSSAC
  17. Saïda EL BOUDOUHI
  18. Alexis MARIE
  19. Sébastien HOURSON
  20. Laure CLEMENT-WILZ
  21. Sébastien FERRARI
  22. Polina KURALEVA
  23. Alexandre MANGIAVILLANO

6 femmes sur 23 admis? Que la présidence du jury revienne à une femme n’est pas de nature à assurer une meilleure représentation de son genre…

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Publié dans Au jour le jour...
21 comments on “Résultats de l’agrégation de droit public 2016
  1. Zlatan dit :

    Ici c’est Paris!!!

  2. Cadoudal dit :

    Je me souviens d’un remarquable texte de Catherine Clément soulignant que les femmes sont souvent d’excellents vecteurs de la domination masculine, parfois bien meilleurs que les hommes eux-mêmes (ex. : les mariages arrangés le sont souvent par les mères).

  3. Zoulou dit :

    Agrégation rime toujours avec discrimination.

  4. Anonyme dit :

    Félicitations aux Parisiens reçus et…..aux 4 autres 🙂
    J’aurais pu dire aux lyonnais mais ils ne sont que 3 sur les 4 provinciaux reçus. Donc félicitations aux parisiens aux 3 lyonnais et au dernier provincial.
    PS : 19 agrégés sur 23 sont parisiens. Bougez vous un peu en province. Paris est magique!!!
    (Pas de panique! Il y a du second degré dans ses propos).

  5. @cadoudal : toutes les femmes ne sont pas d' »excellents vecteurs de la domination masculine » : http://voxeu.org/article/does-gender-matter-academic-promotion-evidence-randomised-natural-experiment Citation : « In quantitative terms, for a committee with seven members, an additional female evaluator increases the chances of success of female applicants by 14%. »

    • cadoudal dit :

      J’ai bien écrit qu’elles le sont « souvent » et non qu’elles le sont « toujours ». Peut-être aurais-je dû écrire « parfois » ? Ce que je voulais dire est que les femmes ne sont pas toujours les meilleurs défenseurs de la cause des femmes.

  6. Ciceron dit :

    Si je comprends bien, pour avoir l’agrégation, il faut vraiment soit avoir fait sa thèse à Paris, soit déjà être en poste comme maître de conférence dans une faculté parisienne. J’ai vérifié les chiffres, ils sont accablants. Sauf erreur de ma part, seul le 23e classé a fait sa thèse dans une fac de province et n’est pas en poste à Paris. On n’est plus dans le stéréotype, ni dans le cliché
    Si on poursuit la logique : pourquoi les facs de province ne deviendraient pas les antennes des facultés parisiennes où l’on ne dispenserait que des enseignements de 1er et 2e cycle. Le 3e cycle serait le monopole des facultés parisiennes.

    • Anonyme dit :

      À nuancer… Le major a soutenu à Nanterre en raison d’un concours de circonstances qui l’a contraint à changer de directeur de thèse au dernier moment. Il a fait toutes ses études à Amiens, où il a été allocataire de recherche puis Ater, et où il est actuellement MCF. Pas vraiment le modèle type de l’Universitaire parisien. C’est donc bien un provincial qui est en tête du concours.

  7. Ciceron dit :

    @anonyme
    autant pour moi pour ce cas, il est vrai que le fichier central des thèses n’indique que le lien de soutenance : Paris 10 et non l’histoire particulière de chacun. Paris 10 étant une faculté en région parisienne, vous pouvez facilement comprendre mon raisonnement…

  8. Miroslav Krleža dit :

    ouf le major est un pur produit d’Amiens! Donc tout va bien ! 21 parisiens, un parisien de la dernière minute (d’Amiens) et un provincial (d’où? )… encore une fois, l’idée du site est bonne, les réflexions y sont très intéressantes. Mais, soit on décide de réellement mettre fin à l’agrégation soit on conserve une tribune pour se faire plaisir. Il me semble que pour l’avenir de la science juridique française et européenne, la première option serait la meilleure. Donc, il faut se rassembler à plusieurs, créer un syndicat, ou une association et rencontrer la ministre, le secrétaire d’Etat, leurs conseillers et exposer clairement nos arguments en faveur de la suppression de l’agrégation du supérieur.

  9. Barrow Owen dit :

    Un site génial, foisonnant d’excellents propositions et commentaires!
    Pour ma part, je propose d’en finir avec l’Agrégation tout court. Et tant qu’à faire avec le CAPES, du moins dans leurs modalités actuelles d’opacité et de copinage. En Espagnol, discipline dont je fais partie, aux critères (opaques) de sélection habituels, s’ajoute celui de la discrimination culturelle, l’approche aux textes et aux phénomènes linguistiques n’étant pas l’approche « à la française ». Sont donc discriminés ceux qui, a priori, parlent le mieux la langue qu’ils souhaitent enseigner: d’abord les Latinoaméricains, ensuite les Espagnols, si mes informations sont bonnes. Il en irait de même pour tous les concours de langues.

  10. Pascal Anter dit :

    rien ne bouge… nos universités ont des moyens de fonctionnement dignes du tiers monde…et dans les classements internationaux à quelques exceptions notables elles sont releguées au fond du classement… mais certains rêvent encore d’une université française qui rayonne sur le monde alors que nos éléments les plus brillants partent au Canada, aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni et reviennent de moins en moins au pays… le réveil sera brutal…

    • Anselme dit :

      Disons qu’il y a une manière très particulière d’être brillant en France : on peut y être jeune docteur et professeur de droit, c’est-à-dire en gros – parmi d’autres responsabilités – commencer à diriger des thèses alors même que l’on retravaille la sienne pour publication. Du point de vue des facultés de droit françaises c’est être brillant : réussir jeune. Du point de vue des universités étrangères et des autres disciplines françaises, c’est insensé.

  11. Anonyme dit :

    Par arrêté de la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, en date du 24 août 2016, les postes offerts au concours national d’agrégation de l’enseignement supérieur pour le recrutement de professeurs des universités dans les disciplines juridiques et politiques sont au nombre de 17 en droit privé et sciences criminelles.
    Belle réduction du nombre de postes. J’espère que le ministère va résister à la levée de boucliers des défenseurs de l’agrégation qui ne vont pas manquer de réclamer des postes supplémentaires.

    • Effectivement, l’arrêté a bien été mis en ligne. Ceci dit, ce ne sont pas tant les caciques de l’agrégation qui font pression, ni vraiment le ministère… L’on trouve de farouches adversaires de l’agrégation votant pour mettre des postes aux concours, car le système du contingentement revient à ce qu’un chantage s’exerce: si vous ne mettez pas le poste au concours, vous ne pourrez pas le publier au 46 1° ou 46 3°. Autonomie des universités, vous disiez?

  12. Cadoudal dit :

    Mazette ! Presque moitié moins que certains concours précédents… Si l’on postule qu’un nombre substantiel de place seront trustées par les parisiens (comprendre Paris I et II), combien en demeurera-t-il pour « le reste du monde connu » ? Sans doute pas grand’chose…

  13. krleza dit :

    arrêtons de conspuer les agrégés, ils sont géniaux, ils organisent même un colloque ensemble en présence des anciens membres du jury: http://www.univ-droit.fr/actualites-de-la-recherche/manifestations/11198-la-neutralite

    • Girl Power dit :

      Bien vu!

      Il faut quand même oser étudier « la neutralité » en prenant pour programme social d’un colloque « le concours d’agrégation en droit »…

      Le prochain thème sera certainement « l’ironie » 😉

    • Anselme dit :

      C’est le principe de la « masterclass » ! Le risque est que les « maîtres » en question soient trop jeunes pour proposer quelque ouvrage à dédicacer après leur démonstration… Peut-être avaient-ils prévu un moment de discussion informelle entre virtuoses et amateurs à la fin. C’est important de savoir rester simple.

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