Les présidents des jurys 2016-2017

Les présidents (oui, au masculin, ne dérogeons pas trop longtemps aux habitudes) sont connus, et publiés sur le site du ministère: M. le pr Philippe Delebecque pour le droit privé, M. le pr Yves Poirmeur pour la science politique.

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27 comments on “Les présidents des jurys 2016-2017
  1. CrétinLapin dit :

    Coucou les défenseurs de la morale universitaire!
    Content de vous voir encore actifs! J’ai cru que vous étiez morts (bon, faut dire, c’était la période des 46-1et je sais que c’est lourd de monter des dossiers! 😉 )
    Tiens, d’ailleurs, toujours aussi prompts à dénoncer cette horrible agrégation… mais je ne vous ai pas trop entendu sur la récente campagne de 46-1. Je me demandais: qu’est-ce qui est mieux: 1) un concours (certes qui n’est pas parfait… je connais vos critiques, on y reviendra pas) ou 2) une réunion où l’on décide à partir de deux avis de rapporteurs qui sera (ploum-ploum) professeur parce qu’il a écrit un truc incompréhensible à la RTDbidule ou à la RDCmachin (grâce à l’aimable parrainage de son directeur/sa directrice). Vous me direz: le concours, c’est le pire (le maaaal) parce qu’en ressortent des jeunots qui connaissent rien à rien… Mais là, pour le coup, le 46-1 a accouché de jeunots aussi…
    Alors, naïvement, je me posais la question de cet assourdissant silence (j’espère jusque que c’est pas parce que certains d’entre vous sont concernés par le 46-1, hein? non, parce que ça s’rait drôle)! Allez, la bise! Et continuez comme ça!

    • Merci pour votre message.

      Les dossiers 46 1°, c’est en décembre qu’il faut les envoyer, non? Actuellement, c’est les dossiers pour l’agreg qui nous prennent du temps! (date limite: 8 avril).

      Nous trouvons que la procédure 46 1° souffre de nombreuses critiques… celles que vous mentionnez, d’autres encore: pas d’anonymat des rapporteurs, etc. Néanmoins, cette procédure évite un certain nombre de problèmes que pose l’agrégation: sélection en deux temps, de chercheurs déjà confirmés (plusieurs articles, HDR, re-plusieurs articles)… puis recrutement par les universités, en fonction de leurs besoins, etc.

      Surtout, comme nous avons déjà pu l’écrire, l’agrégation est une procédure dérogatoire, propre à quelques sections du CNU; le 46 1° concerne l’ensemble de la communauté universitaire… les inerties ne sont donc pas les mêmes.

      Une remarque toutefois: la procédure « de droit commun » du 46 1° est celle qui nous fournit nos « stars », enseignants chercheurs reconnus à l’international. Et les sections qui la pratiquent depuis longtemps ne semblent pas trop mal satisfaites.

    • Anonyme dit :

      Vous connaissez la liste des qualifiés. quelle chance ! vous pouvez partager ?

    • Anselme dit :

      Quelle jubilation dans cette prose ! D’un côté, je suis touché par votre facilité à trouver de petits plaisirs là où l’on ne saurait en soupçonner, d’un autre, je me demande quelle est la tâche majeure que vous avez sacrifiée pour trouver le temps de consulter ce site puis rédiger ce texte d’une force incontestable. Je souhaite pour vous que vous ne trahissiez pas ici le niveau du plafond auquel se heurte votre hauteur de vue…

    • Cadoudal dit :

      Cher CrétinLapin,

      Tout autant que l’agrégation, le 46-1 est un « concours ». C’est bien ainsi que le décret de 1984 le présente en toute hypothèse. C’est certes un autre type de concours, mais la différence d’avec l’agrégation n’est pas plus importante que celle qui sépare les concours de la fonction publique d’Etat de ceux de la fonction publique territoriale. Pour le reste, tout « concours » comprend une part d’arbitraire, c’est inévitable. Celle de l’agrégation est, là aussi, différente de celle du concours 46-1. Mais je ne pense pas que l’agrégation puisse fondamentalement se parer de plus de vertus que le 46-1.

      Quant aux RTDmachin et bidule, ma foi, si le critère de l’activité publicatoire vous semble inopérant pour juger de la qualité d’un dossier, je ne vois vraiment pas comment sauver la cause de la recherche dans les disciplines juridiques. Je veux dire : en ce cas, supprimons y sans délai le statut d’enseignant-chercheur (ce que souhaiteraient certains collègues de sciences dures qui ne comprennent vraiment pas ce qu’il y a à faire comme recherche en droit, puisque « tout est dans les codes ») et mettons tous les personnels enseignants des facs de droit (agrégés inclus, bien entendu…) à 384 HETD. Là, c’est vrai que le 46-1 n’aura plus aucune raison d’être et je soutiendrai l’agrégation sans réserves !

      Pendant que j’y suis : en plus de vos « jeunots » qualifiés au 46-1 (des noms, des noms ! Moi je n’en connais qu’un et c’est un « vieux ») vous aurez noté que la dernière agrég’ de 01 avait également accouché de quelques vieillards (plusieurs « quadras » ayant allègrement franchi leur quarantaine ont été agrégés). Comme quoi, les frontières peuvent toujours bouger, dans un sens comme dans l’autre, et tant mieux !

      • Anonyme dit :

        Une autre idée : instaurer la désagrégation ! Les critères sont simples : ceux imposés par le CNU pour être qualifié au titre de l’article 46, 1°. Donc il faut que nos agrégés établissent suivant la section 01 que la qualité scientifique de leur recherche sachant que « la qualité scientifique d’une activité de recherche peut être établie de différentes manières, soit par la notoriété scientifique du candidat dans un domaine, révélée par des travaux devenus des articles de référence, soit par l’originalité d’une pensée transversale, soit par l’aptitude à mener des recherches collectives ambitieuses, soit par la portée d’un investissement dans une thématique innovante… ». Allez, tout le monde dans le même panier !

  2. Liste dit :

    Intéressant de voir le débat pour ou contre l’une des deux voies de recrutement (on en oublierait le 46,3, qui a aussi son lot de défauts, notamment le localisme assez exacerbé). L’un de vous deux (ou un autre) publierait-il la liste des qualifiés 46-1, pour voir « les jeunots » que vous décrivez et apprécier leurs contributions ?

  3. Pour en revenir à l’objet du billet, je suis ravie de constater que non seulement on revient à la saine habitude de faire présider le jury par un représentant du sexe dit fort, mais également qu’on ne déroge pas à la non moins saine alternance Province-Paris (ou le contraire). Les fondamentaux immuables…

    • Cadoudal dit :

      En effet. En vertu de cette inaltérable frontière séparant la planète en deux zones d’égale importance : Paris Vs. le reste du monde connu…. Et encore, on dit Paris… C’est plutôt Quartier latin Vs. le reste du monde connu !

  4. Anonyme aussi dit :

    À défaut la liste de ce mois des qualifiés, j’ai trouvé celle de l’an dernier : https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/pdf/qualification/Resultats_2015/qualifies_PR_2015.pdf

    • Anonyme dit :

      Liste des qualifiés 2016 Section 01 (liste sur galaxie)
      Linda Arcelin Lecuyer (thèse 2001, Montpellier 1; citation toutes sources Lexisnexis = 20)
      Corinne Blery (thèse 1984, Caen; citation toutes sources Lexisnexis = 74)
      Laurent Bloch (thèse 2003, Bordeaux; citation toutes sources Lexisnexis = 104)
      Olivier Cahn (thèse 2006, Poitiers ; citation toutes sources Lexisnexis = 5)
      Mélanie Fontaine Clément (?; citation toutes sources Lexisnexis = 4)
      Frédéric Danos (thèse 2006, Paris 1; citation toutes sources Lexisnexis = 3)
      Michel Farge (?; citation toutes sources Lexisnexis = 100)
      Eric Fongaro (thèse 2001, Toulouse 1, membre du CNU; citation toutes sources Lexisnexis = 57)
      Estelle Gallant (thèse 2000, Paris 1 ; citation toutes sources Lexisnexis = 19)
      Laurent Godon (? ; citation toutes sources Lexisnexis = 6)
      Benoit Grimonprez (thèse 2005, Poitiers ; citation toutes sources Lexisnexis = 242)
      Anne Guégan-Lécuyan (thèse 2004, Paris 1, membre du CNU ; citation toutes sources Lexisnexis =8)
      Céline Levrier Ruet (thèse 1995, Paris 11 ; citation toutes sources Lexisnexis = n’apparaît pas)
      Cécile Lisanti (thèse 2000, Montpellier 1 ; citation toutes sources Lexisnexis = 23)
      Agnès Lucas-Schloetter (? ; citation toutes sources Lexisnexis = 18)
      Juliette Morel-Maroger (thèse 2003, Paris 1 ; citation toutes sources Lexisnexis = 11)
      Christophe Quezel-Ambrunaz (thèse 2008, Chambery ; citation toutes sources Lexisnexis = 13 )
      Blandine Rolland (thèse 2012, Lyon 3; citation toutes sources Lexisnexis =376)
      Voilà donc les candidats qui suivant le CNU présentaient les meilleurs dossiers de tous les maîtres de conférences répondant aux exigences posées : « La qualité scientifique d’une activité de recherche peut être établie de différentes manières, soit par la notoriété scientifique du candidat dans un domaine, révélée par des travaux devenus des articles de référence, soit par l’originalité d’une pensée transversale, soit par l’aptitude à mener des recherches collectives ambitieuses, soit par la portée d’un investissement dans une thématique innovante… »

  5. Anonyme dit :

    En 2014-2015 les président avaient été nommés par arrêté du 27 mai. On est en mars … Est-ce que cela a une incidence sur le calendrier ? Je songe à la date limite du dépôt des travaux.

    • Disons que les textes du concours que vous mentionnez avaient tous été pris extrêmement tardivement. Nous revenons actuellement plutôt dans les dates habituelles. N’ayez crainte, les travaux seront demandés suffisamment tardivement pour qu’il ne soit pas décemment envisageable qu’ils soient lus.

  6. mboji dit :

    De qui se moque-t-on ? Je veux dire, de qui ce site se moque-t-il ? Vous vous insurgez contre l’agrégation, mais il ne suffit pas de s’indigner anonymement en ligne. Je comprends à la limite cette anonymisation, elle témoigne d’une omerta qui ne dit pas son nom, mais passons sur ce sujet là.

    Je m’adresse ici à celui/celle ou ceux qui ont eu l’initiative de ce site. Avez-vous, au-delà de l’indignation anonyme, une stratégie à proposer aux collègues qui veulent se sortir de ce bourbier ? Et cette stratégie qu’elle est-elle, en dehors de dire qu’il faut supprimer l’agrégation ? Oui, il le faut, certes. Mais proclamer le 46-1 comme alternative ne suffira pas. Encore faudrait-il mobiliser les collègues intéressés sur le territoire national voire proposer une critique intellectuelle du concours d’agrégation qui soit solide.
    Il faudrait écrire au MESR qui attend avec impatience un mouvement collectif des MCF des facultés de droit pour en finir avec cet exercice digne du moyen-âge. Si vous voulez que votre entreprise prospère, il vous faut définir une stratégie claire, de concert avec plusieurs collègues en 01, 02, 03 et 04. Tant que vous en resterez à une indignation anonyme, vous n’irez nulle part.

    Nous sommes tous d’accord, y compris un certain nombre de PR (agrégés ou pas) pour reconnaître que le système est à bout de souffle. 21 postes en publics, 6 en histoire du droit et gageons qu’en 01 ce ne sera pas mieux que la dernière fois. Plus le gâteau se réduit, plus le monopole de P1 et P2 va s’affirmer aux yeux de tous. A ce jeu, les facultés de provinces vont s’en trouver marginalisés (du moins celles les moins représentatives). Je ne parle même pas des DOM/TOM dont personne ne parle, y compris sur ce site, comme si matériellement un candidat originaire des DOM/TOM pouvait raisonnablement concourir à l’agrégation externe. Mais bon, chacun le sait, l’agrégation n’est pas pour ces gens là…
    Bref, critiquer le système pour le critiquer ne vous mènera à rien. Croyez-vous que cela fléchira les grands mandarins ou seriez-vous à l’excès naïfs?

    Soyez pragmatique. Proposez une solution de sortie consensuelle. Tenez, je vous donne quelques pistes.

    1) pour ne pas que se perde la culture juridique (qui constitue l’une des justifications du maintien de l’agrégation), rétablissons le rôle des écoles doctorales, comme ce fut le cas au temps de nos anciens. Des collègues y trouveraient le moyen de transmettre une culture juridique générale qui fait cruellement défaut, y compris, faut-il le rappeler, chez de nombreux agrégés.
    2) supprimons ce faisant le concours d’agrégation : trop long et trop élitiste dans le mauvais sens du terme.
    3) le concours serait remplacé par un examen des travaux, ce qui signifierait pour le MCF de se plier à la rédaction d’une véritable HDR (c’est-à-dire une seconde thèse. Et là, je doute que tous les MCF soient d’accord)
    4) la composition du CNU devrait être modifiée en intégrant davantage de professeurs émérites ou étrangers qui pourraient être les garants de décisions plus objectives
    5) la qualification de PR impliquerait nécessairement que les MCF qualifiés ne soient pas recrutés dans leur faculté d’origine. Et cela, pendant 5 ans au moins non dérogeable. Je rappelle, au grand dam des agrégés que beaucoup d’entre eux n’ont qu’une envie : retourner à Paris. On ne compte plus le nombre « d’exéats » comme on dit dans le milieu.
    6) la publication des postes de PR devrait se caractériser par une véritable « fiche de poste ». Je veux dire par là que le département accueillant le futur PR doit pouvoir lui adresser une véritable feuille de route, des objectifs à mettre en oeuvre sur un certain nombre d’années, permettant de faire rayonner la vie du labo et de la faculté dans laquelle il irait. Il suffit pour les MCF et pour les PR de voir des fiches de postes se contentant de mentionner les enseignements attendus. Tout le monde aujourd’hui peut enseigner les matières les plus communes en s’aidant de manuels. En revanche, tout le monde n’est pas nécessairement capable d’animer et de gérer la vie d’un laboratoire, la formation de doctorants, etc. Et ce, y compris chez les agrégés. Voilà quelques pistes. Qu’en ferez-vous hormis vous indigner. Si vous voulez renverser le système, il va vous falloir une stratégie puissante. A moins que votre site ne soit finalement qu’une déversoir de points de vue sans avenir je le crains…

  7. Cadoudal dit :

    Je souscris à plusieurs de vos propos mais souligne néanmoins, quant à la mobilisation collective pour la suppression de l’agrégation que vous appelez de vos vœux, qu’elle a déjà été proposée : une pétition en ligne existe. Elle a été signée par plusieurs centaines de collègues, mais très majoritairement des représentants des sections 05 et 06 (ou par des collègues de sections sans agrégation). Bien peu de juristes y ont apposé leur nom. Ceci n’est, à mon avis, pas totalement étranger au fait que les sections 05 et 06 ont assisté à la disparition (en pratique) de leur agrégation, là où elle a subsisté pour les sections juridiques. Si une telle pétition était massivement signée par les juristes aussi, les choses pourraient déjà se présenter un peu différemment en prévision de la prochaine révision du décret de 1984 qui doit avoir lieu en 2017. Il n’est pas trop tard : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N20740

    • Anonyme dit :

      Pur cynisme qu’un tel argument : vous savez bien que personne ne vas se « griller », y compris chez les agrégés à signer cette pétition. C’est bien là le problème. Allons, de la finesse et de la stratégie. Celle d’une pétition en ligne n’est nullement efficace.

      • Cadoudal dit :

        Cher « anonyme », je ne pense pas être cynique (soit dit en passant, je m’interroge sur le sens que vous semblez conférer à ce terme), à mon avis je serais plutôt à classer dans la catégorie des crétins : j’ai signé cette pétition et me suis donc déjà grillé ! Mince alors… D’ailleurs, depuis que je l’ai signée, on m’a retiré tous mes CM, plus aucun éditeur n’accepte mes publications, le bureau qui m’a été réassigné est un placard sans fenêtre et sans téléphone et le doyen vient tous les jours me harceler par des injures et des violences psychologiques variées pour me pousser au suicide…

        Bref, il faut arrêter un peu de se monter le bourrichon. J’ai vu des agrégés signer cette pétition. Il s’agissait surtout d’agrégés économie, bien sûr, mais il y en avait aussi au moins un de droit. Les juristes manqueraient-ils davantage de force d’âme que les économistes ?

        Signer une pétition ne fait certes pas tout mais ça permet au moins déjà de compter les effectifs de la troupe. En somme, c’est une point de départ. Pour la suite, je fais confiance à vos talents de fin stratège pour nous proposer un plan de bataille, vous semblez plein de bon sens et d’inventivité sur ce sujet. Le plateau de Pratzen s’offre à vous !

  8. POC dit :

    si l’on aspire à une certaine égalité homme-femme, il me semble que c’est l’alternance homme-femme à la présidence du jury qui s’en rapproche le plus. Sauf à considérer qu’il faut réparer le manque d’égalité de la période 1856-2015 qui a vu très peu de femmes présider le jury, en effet.

  9. Petite MCF de province dit :

    Pour revenir sur la liste des heureux qualifiés aux fonctions de professeurs, il me semble qu’il faut relativiser ce que suggère la mention du nombre de travaux. Certes, la bibliographie Lexis Nexis est censée être « toutes sources » mais elle est en réalité bien lacunaire.
    Par curiosité, j’ai effectué une recherche sur mon nom et n’y ai trouvé que deux références, celles des articles publiés dans des revues du groupe Lexis Nexis. J’ai pourtant publié bien d’autres choses, que ce soit des articles à proprement parler dans des revues à comité de lecture et/ou auparavant « listées » par l’AERS ou des actes de colloques publiés (sans compter, évidemment, le boulot signé par un mandarin quelconque).
    Bref… les résultats d’une telle recherche bibliographique ne semblent pas représentatifs de l’activité de recherche. « Le doctrinal » l’est peut-être davantage mais demeure bien incomplet.
    Par ailleurs, le nombre de publications, en tant que tel, ne me semble pas tellement plus significatif. Qui sera titulaire d’une petite chronique hebdomadaire ou mensuelle pourra se prévaloir d’une grande quantité de publications, même si celles-ci ne sont pour l’essentiel que des paraphrases d’arrêt.
    Une véritable évaluation de la qualité scientifique des dossiers ne peut passer que par la lecture véritable des travaux, par des rapporteurs compétents sur les thèmes étudiés. Or, j’ai pu constater dans les rapports de collègues candidats à cette voie que cela n’est manifestement pas le cas aujourd’hui.
    Il est clair que cela supposerait que les membres du CNU disposent d’un temps qu’ils ne peuvent pas avoir en l’état actuel des choses. Mais sans cela, le 46-1 ne risque pas d’acquérir la légitimité nécessaire pour « concurrencer » le 1er concours que vous dénoncez ici si justement.

    • Anonyme dit :

      Effectivement, tous les travaux des candidats ne sont pas listés. Toutefois, la question n’est pas là me semble-t-il. L’exigence du CNU 01 est de se baser sur la qualité scientifique des candidats sachant que « la qualité scientifique d’une activité de recherche peut être établie de différentes manières, soit par la notoriété scientifique du candidat dans un domaine, révélée par des travaux devenus des articles de référence, soit par l’originalité d’une pensée transversale, soit par l’aptitude à mener des recherches collectives ambitieuses, soit par la portée d’un investissement dans une thématique innovante… ». Des articles de référence doivent être citées un minimum ou alors il ne s’agît pas d’articles de références (qu’ils soient dans les mélanges machintruc ou machinchose n’y chose pas grand chose). De même, l’originalité d’une pensée transversale, cela ne passe pas inaperçu, comme d’ailleurs le travail réalisé dans une thématique innovante. Les noms des personnes qualifiées devraient alors nous faire penser à ces travaux publiés, articles de référence ou révélant l’originalité d’une pensée transversale ou réalisés sur une thématique innovante. Parmi les maîtres de conférences qui ont candidaté et qui n’ont pas été qualifiés, certains ont publiés de tels travaux. Pourquoi ne sont-ils pas qualifiés ?

  10. Petite MCF de province dit :

    Je suis entièrement d’accord avec vous. Et je connais des candidats malheureux dont la pensée originale et transversale et est indéniable et largement reconnue par les spécialistes de la discipline.
    Je voulais juste souligner que le nombre de travaux qui apparaît dans un des commentaires précédent n’était pas forcément une indication très pertinente. Et qu’elle pouvait être d’autant plus trompeuse qu’il est bien difficile d’évaluer le rayonnement de la pensée d’un auteur en dehors de sa spécialité.

    Pour le reste, je ne me risquerais pas à tenter d’expliquer pourquoi ils n’ont pas été qualifiés. Il y a certainement – comme toujours à l’université- des choses moins avouables que les conditions objectives de déroulement du concours (charge de travail des rapporteurs, adéquation de la spécialité des rapporteurs… ).
    Et le très faible nombre de qualifiés interpelle.Je partage d’ailleurs un certain nombre de critiques que j’ai lues ici à l’égard de cette politique du CNU. A sa décharge, le très faible nombre de postes de professeur (et le contingentement) ne va pas dans le sens d’ouvrir largement la qualification Pr., et de « rattraper » les effets négatifs du gel des postes ces dernières années ou des effets pervers de la voie dite « longue ». Si l’on devait donner la qualification à tous ceux qui le méritent, la disproportion entre les qualifiés et les postes disponibles serait telle qu’elle ne servirait plus à rien. Sans perspective de poste, à quoi bon une telle qualification, sinon à soigner un peu l’égo malmené des mcf ?

  11. Anonyme toujours dit :

    Je suis d’accord que le nombre de « références » sur un moteur de recherche n’est pas un signe de qualité scientifique. Il est plus facile de faire paraître des notes d’arrêt et, a fortiori, des synthèses de notes d’arrêts déjà parues (sans pour autant que ce soit inutile pour certains lecteurs qui cherchent un résumé des nouveautés par exemple), que de produire des articles de fond. La quantité et la qualité de la production doivent donc être distinguées.

    Sur le faible nombre de qualifiés, ils étaient, sauf erreur, 100% de plus que de postes 46-1 l’an dernier, et sont 200% de plus que de postes 46-1 cette année. C’est beaucoup en proportion. La question n’est alors peut-être pas tant le nombre de qualifiés que le peu de postes alloués à cette nouvelle voie.

  12. Anonyme dit :

    Les notes d’arrêt, je connais, mais les synthèses de notes d’arrêts, je ne connais pas. Et puis, il y a note d’arrêt et note d’arrêt. Dans certaines, il y a plus de doctrine que dans des articles prétendument de fond où en fin d’article, on se demande où l’auteur voulait en venir (sauf peut être à écrire un article faisant ressortir sa très grande intelligence que personne ne saurait désormais ignorer. Les chevilles, toujours les chevilles). Enfin, quantité et qualité ne sont pas nécessairement antinomiques. A l’inverse, la faiblesse d’une production ne rime pas nécessairement avec qualité de ladite production. Alors, certes le nombre de références sur un moteur de recherche n’est pas un signe de qualité scientifique mais on peut tout de même s’attendre à ce que les articles de références, les articles révélant une pensée originale, les articles sur une thématique innovante soient cités un minimum. Bref, en lisant la liste des qualifiés, toute personne lisant régulièrement la littérature juridique devrait pouvoir associer chaque nom figurant sur ladite liste à un article de référence me semble-t-il.
    Quant à la comparaison entre le nombre de postes et le nombre de qualifiés, elle n’est pas nécessairement pertinente. Il faut, en effet, prendre en considération que des postes peuvent, après publication des résultats, être ouverts par les universités pour permettre aux candidats méritants d’obtenir des postes. A leurs collègues maîtres de conférences notamment, de militer en ce sens au sein de leur université.

  13. Pierre dit :

    Ce qui est triste, c’est de voir le droit français se trouver décrédibilisé à l’étranger : peu d’articles de haut niveau, un très grand retard d’analyse, aucune transversalité.

    En d’autres termes, beaucoup trop peu de recherche…

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