Le cadeau idéal pour les fêtes de fin d’année

Chers lecteurs,

 

Suppression agrégation vous propose le cadeau idéal pour les fêtes de fin d’année. Cet ouvrage sera du plus bel effet dans votre bibliothèque… http://www.lgdj.fr/recueil-de-lecons-de-24-heures-9782275049359.html

Avec un peu de mauvaise foi (ce qui n’est pourtant pas le genre de Suppression agrégation) on dirait que cela aura permis d’assurer une publication en 2015 à chaque agrégé… L’HCERES likes this!

 

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Publié dans Non classé
14 comments on “Le cadeau idéal pour les fêtes de fin d’année
  1. POC dit :

    Hyper décevant : d’abord, les leçons sont publiées en entier alors qu’en droit privé, sauf erreur de ma part, la tradition veut que le candidat soit coupé et en plus, les auteurs sont classés par ordre alphabétique et même dans l’ordre du classement du concours ! C’est nul.

    • POC dit :

      même *pas* dans l’ordre du concours

    • Cadoudal dit :

      Malheureusement, cette pittoresque tradition (id est couper le sifflet du candidat au début du « B » de son « II ») qui fait le sel de notre agrégation que le monde nous envie a, si je ne m’abuse, été supprimée lors du dernier concours où il a été clairement spécifié aux candidats, je crois, que la leçon devrait être présentée « en entier ». Moi je trouve que c’est dommage : elle s’offrait comme une superbe illustration de l’absurdité de cette leçon de 24 h…

  2. Abdul Al Hazred dit :

    Une anthologie de l’exercice le plus crétin qui soit.
    A mettre à côté du Dictionnaire de la bêtise.

    • Cadoudal dit :

      J’aurais d’ailleurs, à l’attention du(de la) prochain(e) président(e) du jury d’agrég’ de privé, une suggestion de sujet de leçon de 24 h. Après « La main », sujet réellement tombé lors de je ne sais quel antédiluvien concours, je propose, en référence au pseudo de l’auteur du message auquel je réponds ici : « Le tentacule ».

      Je pense que le Grand Cthulhu ne manquera pas d’apprécier l’hommage qui lui serait ainsi rendu. Et d’ailleurs, je propose aussi au ministère de le nommer président du prochain concours (le risque étant toutefois que les lauréats ne soient dévorés par lui à l’issue de la proclamation des résultats de l’admission…).

  3. Agrégé 2015 dit :

    Etant agrégé du concours 2014-2015, et donc l’un des auteurs de l’ouvrage tant décrié, j’avoue être assez surpris du contenu des échanges ci-dessus, particulièrement de leur mauvaise foi.

    D’abord, aucun de ceux qui ont écrit n’a lu cet ouvrage. Partant, la critique est infondée, puisque vous ne pouvez pas savoir quelle en est la qualité.

    Ensuite, sur les choix éditoriaux, la présentation, par ordre alphabétique, a été voulue par les candidats, pour ne pas nous identifier systématiquement par notre classement (lequel est publié, si vous le souhaitez), mais aussi parce que ce classement final ne refléterait pas nécessairement la qualité desdites leçons (c’est-à-dire le classement de l’épreuve). Pour ce qui est des leçons publiées en entier, en effet, dès l’ouverture du concours, le 3 juillet 2014, la présidente avait voulu que les leçons soient déclamées intégralement ; la publication a été décidée le 29 juin 2015 (je le sais pour avoir assisté à la discussion entre la présidente du jury et la présidente des éditions Lextenso)… si vous voyez ici une anticipation (et quelle anticipation !), libre à vous.

    Enfin (appréciez l’audace du raisonnement en trois points), le but de cet ouvrage était justement de faire connaître cette épreuve tant décriée, pour que chacun puisse se forger son opinion, sur son intérêt, ou non, après avoir pu prendre connaissance du contenu de ces épreuves. Le but était aussi de rendre hommage aux équipiers (parfois des camarades ayant déjà échoué dans le concours) qui prennent sur leur temps pour aider le candidat dans cette épreuve. Le but était enfin, tant que le concours existe, de permettre aux futurs candidats de prendre connaissance des précédents. J’aurais pensé que vous aurez apprécié ce souci de la transparence.
    Nul n’a prétendu que cet ouvrage était un recueil des meilleures opinions doctrinales, mais pour ma part, j’ai fait, grâce à mon équipe, du mieux que je pouvais sur le sujet qui m’a été attribué et dans le délai imparti, et quoique le résultat ne soit pas parfait, j’en reste fier.

    J’ai toujours respecté les opinions partagés sur ce blog, quoique je ne les partage pas ; pour autant, je suis certain que le concours (que j’ai passé, n’y voyez pas un paradoxe) ne peut être l’unique voie pour accéder aux fonctions de Professeur. Je ne sais pas quel est le meilleur système de sélection des « Professeurs », même si je crois que la solution pourrait être la complémentarité entre un concours et une voie « interne » revalorisée.
    Je respectais ces opinions car certaines me semblaient justifiées, la plupart étaient argumentées, certaines étaient même objectives, à certains égards, et surtout car elles concernaient le principe du concours et son fonctionnement et ne constituaient pas des attaques gratuites contre les membres du jury ou contre les candidats.
    En revanche, ce que je viens de lire ne présente aucune de ces qualités, et je ne crois pas que cela serve la cause que vous défendez.

    Dire que cet ouvrage doit être rangé à côté du Dictionnaire de la bêtise est presque insultant pour ses auteurs (tant pour les candidats que pour les équipiers).
    Et pour ce qui est de l’allusion détestable au fait que cet ouvrage me permettrait (comme aux autres lauréats) d’avoir une publication en 2015… je vous renvoie à une rapide recherche pour vérifier si moi et mes camarades en avions besoin.

    • Rassurez-vous, vous n’êtes aucunement visé. S’il y a eu la moindre équivoque là-dessus, qu’elle soit ici dissipée. C’est la leçon de 24h elle-même qui est un morceau d’anthologie de la stupidité. On ne reproche à personne de devoir supporter ça, puisque, pour l’instant, l’agrégation existe encore.
      Mais que ce soit un exercice complètement crétin, il est difficile de le nier…

      • Cadoudal dit :

        + 1.

        Je pense que beaucoup ici ont soit passé l’épreuve de 24 soit participé à celle-ci pour le compte d’un collègue (c’est mon cas). Il ne s’agit nullement de le leur reprocher ni de les accabler pour l’inanité de l’exercice qu’on leur impose. Il s’agit juste de souligner que, dans un concours déjà contestable, l’épreuve de 24 h est sans doute la plus contestable de toutes, tant au regard des thèmes imposés (franchement, des fois on croit rêver en entendant tomber les sujets) que des modalités de déroulement de l’épreuve. Et ça, bien des agrégés l’ont déjà eux-mêmes souligné. Les économistes et les gestionnaires l’avaient compris depuis longtemps en la supprimant dans leur propre concours. Des agrégés de droit ont aussi demandé avec force sa suppression, et même le rapport Sudre l’avait suggéré aussi je crois.

        Dès lors, qu’on honore ensuite ainsi une épreuve « assez méconnue du grand public » (gagnerait-elle d’ailleurs à être davantage connue par ce « grand public » ? Je crois que non : s’il avait connaissance de cet exercice, il se poserait encore plus de questions sur le bon sens des élites qui décident du contenu des « concours républicains »…) par un ouvrage y dédié paraît plus que risible. Ce qui ne signifie pas que les travaux qu’il contient le soient.

    • POC dit :

      Cher agrégé 2015,

      Vous avez évidemment raison sur un point : je critique cet ouvrage sans l’avoir lu et il y a une bonne part de préjugé de mon côté. J’avoue que, publiciste (et ignorant donc qu’on ne se faisait plus couper le sifflet au début du II B en passant l’agrégation de droit privé au XXIe siècle), j’ai tendance à prendre position sur la base de ce ce que j’ai vu en droit public où la leçon de 24 h (lue en entier) ne porte pas sur un sujet transversal mais sur un sujet donné dans une matière choisie (un auteur, un pays, une notion en droit constitutionnel ou administratif quand le jury est peu inspiré, la Corse en finances publiques et droit fiscal quand il l’est un peu plus encore que je ne crois pas que ce sujet soit déjà tombé). Bref, en droit public, l’intérêt des leçons produites au bout de 24 h m’a toujours paru assez faible, même pour les majors du concours (j’y étais deux fois). C’est sur la base de cette modeste expérience que j’ai peine à croire qu’un papier rédigé après 24 h de préparation sur un sujet aussi vaste que « la mondialisation du droit privé » ou « la concurrence normative » (je précise que je ne connais pas les auteurs et n’entends pas remettre en cause leurs qualités) constitue un apport à la science du droit tel qu’il doive être publié.

      Je concède toutefois bien volontiers que la lecture de ces leçons puisse être intéressante tant pour les futurs candidats que pour les curieux. Néanmoins, je ne suis pas tout à fait convaincu par votre argument selon lequel cette publication serait avant tout animée par un souci de transparence. D’abord parce que s’il s’agissait seulement de publier de bons exemples, il suffirait de mettre en ligne sur le site du ministère les meilleures leçons anonymisées, les trois meilleures, les vingt meilleures ou les quarante meilleures, je ne sais pas mais en publiant uniquement celles des agrégés, on retient qu’il y a une relation d’équivalence automatique entre qualité de la leçon et résultat final. Peut-on vraiment croire que tous les agrégés ont fait une excellente leçon et tous les admissibles une mauvaise leçon ? Personnellement, je n’y crois pas. Cela dit, je reconnais bien volontiers que les dix premiers collés l’auraient sans doute mauvaise si on leur proposait de publier leur leçon. Et « abondance de biens ne nuit pas » me direz-vous, donc autant publier trente leçons plutôt que trois. Je le concède encore. Mais alors pourquoi les publier dans un « beau livre » plutôt que de manière anonyme sur le site du ministère (un exemple : http://www.conseil-etat.fr/Tribunaux-Cours/Recrutement-Carriere/Recrutement-des-magistrats/Le-recrutement-direct-par-voie-de-concours-externe-et-interne) ?

      Eh bien, et c’est la seconde raison pour laquelle l’argument de la transparence ne me convainc pas, parce que cette démarche me semble surtout destinée à valoriser cette épreuve et donc ce concours sous sa forme actuelle. De ce point de vue, l’avant-propos de la présidente du jury, que l’on peut lire sur le site de la LGDJ, est très clair : neuf paragraphes reprenant les arguments bien connus des défenseurs du concours (« souvent critiqué ») et de la leçon en 24 h («  »leçons mythiques » pour certains, n’ayant aucun équivalent dans les grands concours de l’enseignement supérieur », n’en jetez plus !). J’ai bien lu, en dehors de la mention très générale du « public », je n’ai pas trouvé l’évocation de l’intérêt de cette publication pour les futurs candidats (mais je suis prêt à croire que cet argument vous ait été avancé au moment de vous proposer, dans l’euphorie des résultats, de publier vos leçons). Bref, je vois cette publication comme une démarche éminemment conservatrice et c’était le sens de ma remarque sur la publication des leçons dans l’ordre du classement car les facultés de droit ont tendance à considérer que pour certains, qui a prouvé sa valeur au concours d’agrégation dans sa forme actuelle et quasi-intemporelle l’a fait une fois pour toutes et n’aura plus jamais à faire ses preuves – pour ne rien dire de ceux qui départageront deux professeurs chevronnés sur la base de leur classement au concours réussi la même année mais vingt ans auparavant. A titre personnel, et comme vous semble-t-il, je ne suis pas défavorable au maintien d’un concours national qui n’est pas parfait mais devrait être rénové et qui devrait coexister plus harmonieusement avec d’autres voies de recrutement. Très sincèrement, je ne pense pas que ce genre d’ouvrage fasse beaucoup avancer les choses.

      En espérant avoir dissipé tout malentendu,

  4. Guillaume Beaussonie dit :

    J’ai déjà fait part, ici notamment mais pas seulement, de mon hostilité envers le concours (en l’état) en général et envers la 24h en particulier. Je ne pense cependant pas que cette épreuve soit stupide : elle est intéressante, parce qu’elle appelle un travail collectif rapide qui démontre que le droit est partout (jusque dans la main) et que son appréhension doit être complétée par une culture globale. Toutefois, cette épreuve demeure trop peu encadrée et elle est surtout inégalitaire, notamment vis-à-vis des provinciaux. En cela doit-elle être supprimée ou très sérieusement revue (ex. : imposer un nombre restreint d’équipiers), ce qui est l’une des choses à faire pour réformer le concours.

    A propos du livre, si j’y ai participé, c’est uniquement pour permettre à ceux qui passent le concours de disposer d’un certain nombre de leçons-types pour qu’ils comprennent en quoi consiste l’exercice (ce qui n’est pas toujours évident, notamment pour les provinciaux qui évoluent dans des petites facultés). Aucun d’entre nous ne prétend, je crois, avoir révolutionné quoi que ce soit à travers ces leçons et je pense qu’on pourrait au moins reconnaître qu’il était courageux de publier ces travaux qui demeurent inéluctablement imparfaits. Quant aux publications en 2015, je rejoins le camarade qui a écrit un post un peu plus haut. La plupart de nos CV sont disponibles ici ou là ; chacun jugera.

    Pour conclure, rejoignant souvent les critiques adressées au concours et trouvant notamment les petits camemberts de statistiques très édifiants, je regrette le ton pris par les derniers messages. Ce concours doit impérativement être réformé pour survivre (le principe même d’un concours, s’il s’agissait d’un vrai concours, étant irremplaçable), notamment en ce qu’il n’impose aucune éthique et encourage même à ne pas en avoir (pourquoi ne pas empêcher les candidats dont le directeur de thèse est dans le jury de concourir ?). Mais certains membres des jurys et certains candidats ont heureusement une éthique qui contrebalance l’insuffisance de ce qu’imposent les textes. Vos camemberts si édifiants ont d’ailleurs montré, à mon sens, que le dernier jury, notamment sa présidente, n’a pas vraiment fait preuve de partialité (ce qui, je le répète, ne préserve pas des erreurs, mais cela vaut autant pour le jury que pour les candidats).

    • Cadoudal dit :

      Concernant l’éternelle querelle quant à l’intérêt ou non de la leçon de 24 h, tout a déjà été dit et redit ici ou là et je ne ressasserai pas les arguments. Selon moi, son principe même et ses modalités me semblent aberrants et d’autres personnes, y inclus des professeurs éminents (agrégés, je veux dire…), partagent cette opinion et l’ont même fait valoir dans les colonnes de certaines revues juridiques prestigieuses. Confer.

      Vous-même n’abondez pas dans ce sens, c’est votre droit. Je note seulement, et m’en réjouis d’ailleurs, que vous confessez que, au moins en l’état, cette épreuve est injuste (et l’on ne parle pas là que de l’inégalité province/Paris, qui n’est selon moi même pas la pire des tâches qui affecte cet exercice). Ce simple argument devrait suffire à la condamner. Si le droit siège effectivement partout (encore que Carbonnier aurait eu à redire là dessus), on pourra regretter, en revanche, que la justice soit exemptée de son obligation de présence en certains lieux…

      Et, hélas !, si tous les éléments de ce débat sont clairement posés depuis au moins une quinzaine d’année, je note que strictement rien n’a bougé. Ah si ! Je suis injuste : après une période de valse hésitation, on est revenu en arrière à la bonne vieille règle bien rance de remise des notes manuscrites…

      Vous écrivez aussi que « ce concours doit être réformé pour survivre ». La proposition me semble logique, à ceci près qu’on n’en prend guère le chemin. N’hésitez pas à essayer de faire bouger le mammouth par vous-même, tout effort en ce sens recevra mes louanges. Notez quand même que la commission Sudre, alors même que ses propositions étaient très modérées, n’y est pas parvenu. Je ne sais quelle morale en tirer quant au contenu du concours mais, pour ma part, je ne peux m’empêcher d’en extraire certaines inférences quant au principe même de ce concours.

  5. Guillaume Beaussonie dit :

    J’ajoute que je peux dédicacer l’ouvrage à ceux qui le souhaitent (pour les fêtes, c’est mieux) !

  6. Équipiers et 24h pour une leçon dit :

    Ce qui trouble toutefois avec cette leçon de 24h, c’est que jamais, au jamais, aucun enseignant-chercheur ne préparera un cours ou un article dans les conditions de cette épreuve.

    Celui qui prépare son cours la veille pour le lendemain, voire la nuit pour le matin suivant, ne devrait pas être enseignant. Et personne ne publie un article avec dix ou vingt petites mains lui faisant ses recherches puis rédigeant pour lui toutes les parties de son article. Quant à l’argument d’apprendre à gérer une équipe de chargé de td grâce à la 24 heures, tous ceux qui ont eu des chargés de td savent que ça n’a strictement rien à voir.

    Ne reprenons pas des arguments que d’autres ont déjà développés, mais relevons tout de même la particularité d’une épreuve pour un concours d’accès à la fonction publique qui se prépare avec d’autres personnes que le seul candidat, ce qui fait douter de sa légalité.

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