Action : les élections universitaires

Chers lecteurs, nous créons aujourd’hui la rubrique « Action ».

Cette rubrique sera régulièrement alimentée par des analyses de la vie des Facultés affectées par l’agrégation du supérieur et des conseils pratiques pour oeuvrer depuis la base à la contestation et à la suppression de celle-ci.

Pour commencer, nous allons considérer le cas des élections universitaire

La Conférence des Présidents d’Université est hostile à l’agrégation du supérieur. La majorité des PU sont contre l’agrégation. Pourquoi ? Elle coûte cher à l’Université (accession au grade de PR  de façon prématurée), elle démobilise le personnel MCF (pourquoi s’investir, s’il n’y aucune progression de carrière possible ?), et enfin elle prive l’Université de son autonomie en matière de recrutement des PR français ou étrangers.

Comme l’Université intervient dans la procédure d’ouverture des postes, et donc, indirectement, dans le réservoir des postes mis au concours, un PU hostile à l’agrégation renforcera de fait le camp de la suppression. A l’inverse, un PU juriste, agrégé et partisan du maintien de celle-ci (que ce soit par simple corporatisme ou par souci de rassembler les voix des PR des Facultés de droit), aura tendance à soutenir les défenseurs de l’agrégation.

Nous adressons donc le conseil suivant.

Lorsque dans votre Université, des élections ont lieu pour élire le Conseil d’administration et donc le PU, ne votez pas pour le candidat juriste. Offrez vos suffrages aux candidat scientifiques, de préférence. Eux savent ce que c’est que la recherche, et n’ont aucune sympathie pour le régime dérogatoire. En les faisant élire, vous isolerez les juristes et affaiblirez l’agrégation, jusqu’à, forcément, sa suppression définitive.

Pour autant, rien n’interdit en soi de voter pour un candidat juriste . Mais il faudrait alors qu’il ait fait connaître son opposition à l’agrégation. Sinon, pourquoi voter pour lui ? Pourquoi voter pour un candidat dont le programme est de vous empêcher de progresser dans la carrière ?

Bref, il s’agit de faire de l’agrégation un enjeu politique. Ceux qui la soutiennent doivent en payer le prix. Ceux qui ne la soutiennent pas doivent récolter le fruit de leur position. L’agrégation ne doit plus être une donnée, elle doit être un engagement contre les autres.

 

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Publié dans Action
One comment on “Action : les élections universitaires
  1. POC dit :

    Autant je suis convaincu par l’idée d’interroger les candidats sur leur position vis-à-vis de l’agrégation (mais s’il s’agit d’un candidat PU, un MCF n’est pas électeur ou qqch m’a échappé ?), autant je suis sceptique quant à la confiance qu’on peut accorder aux scientifiques (des sciences dures donc). Il me semble plutôt que ceux-ci ont tendance à considérer que les juristes ne sont pas des… scientifiques qui font vraiment de la recherche et ont besoin de moyens et que le grand avantage du droit, c’est que l’effectif étudiant peut doubler sans qu’il y ait besoin de recruter un nouvel enseignant : il suffit de changer d’amphi (et encore… à supposer qu’on n’attende pas tout simplement que les étudiants abandonnent). Bref, je crains qu’un scientifique ne soit fermement convaincu qu’il n’est pas nécessaire de remplacer les juristes qui partent et qu’il ne voit ça comme une bonne occasion de faire des économies. Sauf erreur de ma part, c’est précisément ce qui se passe à Evry depuis quelques années.

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