Les 7 péchés capitaux de l’agrégation du supérieur

A la suite de la campagne de qualification, ou de disqualification pourrait-on dire, qui vient de se clore au CNU dans les Sections 01, 02 et 03, notre petit doigt nous a dit que les bras de certains au Ministère en étaient tombés.

Au sein de l’équipe de rédaction de ce blog, nous n’étions nullement étonnés. Nous savions depuis longtemps déjà qu’il est impossible de discuter avec les défenseurs de l’agrégation.

Nous adressons par le biais de ce blog un memorendum résumant les principales raisons qui amènent aujourd’hui l’Université française dans sa majorité (enseignants-chercheurs, syndicats et organisations professionnelle) à envisager la suppression pure et simple de l’agrégation du supérieur. 

Notre sentiment est qu’un point de bascule a été atteint. Puisse ce blog être la voie de la raison dans un domaine où, à l’évidence, elle est parfois confisquée. 

 

Les 7 péchés capitaux de l’agrégation du supérieur

 

L’agrégation du supérieur n’existe nulle part ailleurs dans le monde développé et constitue une anomalie dans le paysage académique international.

L’agrégation du supérieur ne subsiste qu’en droit et en sciences politiques, soit 3 sections sur 77.

L’agrégation du supérieur coûte, rien qu’en organisation, plus de 150 000€ par an et par concours, soit environ 300 000 € par an,  sur la base de deux concours.

L’agrégation du supérieur coûte plus cher aux Universités que la procédure ordinaire de qualification. Un agrégé est rémunéré davantage que ses collègues du même corps, puisqu’il est promu dans ce celui-ci de façon prématurée, en moyenne 15 ans avant, sans dossier scientifique correspondant.

L’agrégation du supérieur est objectivement injuste. Les statistiques démontrent que la majorité des admis ont un lien avec le jury, et que les femmes et les candidats des autres Facultés non représentées au jury n’ont qu’une infime chance de réussite. L’agrégation du supérieur les prive de toute possibilité de progression de carrière, en violation du principe d’égalité entre les enseignants-chercheurs de l’Université française, quelle que soit leur discipline.

L’agrégation du supérieur est contraire au principe de l’autonomie des Universités, puisqu’elle leur confisque leur liberté de recrutement, pourtant reconnue partout ailleurs par la loi.

L’agrégation du supérieur est contestée par la majorité des syndicats, par le Rapport Schwartz qui en suggère la suppression, par des Présidents d’Université et par des Enseignants-chercheurs (plus de 700 ont signé une pétition en faveur de sa suppression).

Il n’existe aujourd’hui aucune autre solution alternative à la suppression, les résultats de la campagne de qualification au CNU en section 01, 02 et 03, sur la base de la voie normale, démontrant un taux gigantesque de rejet des candidatures.

Publicités
Publié dans Non classé

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :