Scandale dans les Facultés de droit italiennes

Dans un précédent billet, nous avions relaté les enquêtes de police et les poursuites pénales engagées contre des professeurs de droit italiens, certains parmi les plus éminents, suspectés d’avoir organisé un vaste réseau de corruption, de trafic d’influence et de népotisme autour de l’attribution des postes de professeurs. L’affaire ne semble pas encore jugée, et nous ne manquerons pas de vous faire part de sa conclusion dès qu’elle nous sera parvenue, en mettant le jugement en ligne, assorti d’une traduction en langue française.

La réaction du monde syndical, professionnel et estudiantin italien, a été immédiate. Une pétition a été lancée pour la transparence au sein de l’Université: Transparence dans les Universités pour défendre notre futur 

http://www.riparteilfuturo.it/istruzione

Ses auteurs réclament notamment l’adoption rapide par le Gouvernement italien des mesures suivantes :

– création d’un système de protection de l’anonymat de celui qui dénonce des pratiques illégales et aide la police et la justice à les détecter;

– protection des témoins dans la sphère professionnelle et au-delà;

– mise en place d’une campagne d’information à destination du grand public (étudiant, et société civile) sur les devoirs de l’Université et les règles d’impartialité et de transparence;

– poursuites pénales contre les professeurs ayant siégé dans des formations de recrutement où des pratiques illégales ont été caractérisées;

– protection des membres du personnel administratif, des étudiants, des doctorants, des non-titulaires et des titulaires coopérant avec la justice contre les représailles dont ils pourraient faire l’objet;

– création d’un service en ligne permanent et d’une ligne téléphonique d’assistance aux victimes et aux témoins des pratiques illégales;

– création d’un service dédié aux questions universitaires au sein de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption.

La pétition est parrainée par les principaux syndicats et organisations professionnelles représentés à l’Université : le MSAC, le CGIL, le Link,, la RDC, l’UDS, le CIDI (Centre d’initiative démocratique d’enseignants), la CA, la Fuci.

Ses auteurs veulent y associer les 66 universités italiennes.

Note

Le présent exposé est purement informatif.  Bien évidemment, il ne s’agit pas ici, et en aucun cas, de la France… Pour ce qui est de l’agrégation du supérieur, n’hésitez pas à consulter notre rubrique de citations en tête de ce blog : De agregatione citationes quaero

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Publié dans Non classé

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