L’agrégation, symbole et paradigme d’une université malade

Tranche de vie : je discutais il y a peu avec une collègue de la nécessité de supprimer le concours d’agrégation. Cette collègue, dont je tairai évidemment le nom, est maître de conférences en droit, se démène dans des responsabilités administratives très chronophages et peu valorisantes, tente de publier autant qu’elle le peut, dans un domaine à la croisée du droit et de la philosophie, particulièrement intéressant, mais peu occupé. Professionnellement, à près de 50 ans, elle estime que sa carrière est bouchée : elle n’a sans doute pas le dossier scientifique pour prétendre à l’un des très rares postes à la « voie longue », elle a renoncé à présenter l’agrégation…

Cette collègue m’a fait la remarque que la suppression de l’agrégation serait certainement une bonne chose, mais que, franchement, il y avait d’autres combats prioritaires. De mémoire, elle citait notamment :

  • L’iniquité dans la répartition des charges administratives, dans son université : aux PR les directions de master, bénéficiant d’un personnel administratif de soutien, aux MCF celles des DU, des licences…
  • L’absence de perspectives de carrière, autres que celles d’attendre que le temps passe, pour les MCF. À quoi cela sert-il de se démener, quand la seule progression possible se fait à l’ancienneté, puisque toute promotion au sein du corps et tout changement de corps sont exclus ?
  • Les invitations aux colloques, qui vont aux PR, qui n’ont parfois qu’à peine le temps de préparer une intervention sur un sujet qu’ils maîtrisent peu, quand les MCF, pourtant spécialistes de la matière, ne sont pas sollicités.
  • Les publications, notamment des commentaires, qui sont réservées par des PR dès la sortie d’un arrêt intéressant… quand les éditeurs ne les leur proposent pas directement. Et cela, pour ne rien dire des ouvrages !
  • La difficulté de faire paraître des articles originaux, à la croisés des disciplines, ou sur des questions pointues, alors que les revues sont emplies de commentaires tous semblables, à croire que chaque auteur trempe sa plume à la même encre.
  • L’attitude des PR dans les réunions, notamment dans les comités de recrutement : entre le placement de thésards et les renvois d’ascenseurs, peu de place pour les arguments du rapporteur MCF…
  • L’impossibilité pour un MCF, serait-il HDR, de diriger une thèse qui aurait une vocation à ouvrir une carrière universitaire pour le doctorant…

Avait-elle raison ou tort ? Je ne sais, et je ne prétends pas me prononcer. Quoiqu’il en soit, nous sommes parvenus à la conclusion suivante : les PR ont le pouvoir, ils tiennent à le conserver, sur le dos des MCF, pourtant plus nombreux. L’agrégation est le rite initiatique, le symbole, de cette domination.

En apparence, les professeurs agrégés n’ont pas plus d’intérêt à se battre pour le maintien de l’agrégation que cette collègue n’en aurait d’obtenir cette suppression. Pourtant, selon nos informations, les caciques du concours ont investi les couloirs du ministère, se prenant pour des bonnets rouges en puissance, pour que l’agrégation conserve son statut de voie d’accès de référence au professorat. Et ils ont été écoutés (le changement, c’est pour quand, déjà ?).  S’ils se sont donné cette peine, c’est qu’ils ont bien compris que l’agrégation était la clef de voûte, et que, sans elle, une large part de l’édifice ancien et cauteleux que constituent les facultés de droit à la mode de grand-papa va s’effondrer. La collègue dont je vous parle est maintenant convaincue que les maux auxquels elle est confrontée s’amenuiseront lorsque l’agrégation sera tombée. Et elle a raison.

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18 comments on “L’agrégation, symbole et paradigme d’une université malade
  1. Guillaume Beaussonie dit :

    « Avait-elle raison ou tort ? Je ne sais, et je ne prétends pas me prononcer ». Pourquoi ? Ce n’est pas compliqué de se prononcer : elle a raison. Res ipsa loquitur.

    Contre une pétition pleine de grands noms, c’est sûr que ce ne sont ni les murmures dans les couloirs, ni les commentaires anonymes qui vont faire changer quoi que ce soit…

  2. France Telecom dit :

    Il faut être clair : aucune autorité n’est légitime pour défendre dans les coulisses du Ministère le maintien de l’anachronique agrégation du supérieur.
    Les PR qui font du lobbying auprès du Ministère sont une petite minorité défendant sur le dos des MCF un système dérogatoire particulièrement folklorique. Ils le font dans l’ombre, faute d’avoir le courage d’affronter devant toute l’Université une vraie discussion contradictoire à égalité des armes. Toute l’Université est contre eux. Ils ne représentent rien sinon un intérêt corporatiste très faible (200 signatures de la pétition de Sup Autonome, contre 700 pour la suppression). Les syndicats majoritaires sont contre eux (SNESUP, CGTFSU). Leur seule arme : l’esbrouffe.

    • Anonyme dit :

      J’aime cette façon de généraliser, ce sens éminent de la nuance… cette façon de jeter l’opprobre… On en sens aucune amertume, aucune aigreur.. dans votre propos France Telecom..

      Damien, agrégé des facultés.

      • France Telecom dit :

        Toujours le même argument ad homines : ceux qui osent critiquer l’agrégation sont des « aigris ».
        Aucune aigreur, au contraire. Seulement le constat objectif de la vérité : l’agrégation est un simulacre.

        • Anonyme dit :

          Je ne pense pas que l’agrégation soit un simulacre. Je pense en revanche qu’elle cause des blessures narcissiques et d’égo. Je pense encore qu’elle n’est pas exempte de lourdes critiques et qu’il faut éventuellement la réformer et en modifier le déroulé. Pour autant, je pense qu’il s’agit là d’un bon mode de recrutement, bien meilleur que la voie longue, souvent dévastatrice et laissant du sang sur les murs, dans chaque faculté, à chaque fois qu’il s’agit d’en attribuer une.

          Damien

          • La voie longue « laisse du sang sur les murs » car elle est rare, à cause du contingentement qui favorise l’agrégation. D’ailleurs, mieux vaudrait certainement sortir de cette voie longue, pour passer à une voie de droit commun: d’abord la qualification, ensuite le recrutement.

  3. Anonyme dit :

    On pourrait en dire à peu près autant des docteurs par rapport aux maîtres de conférences dont le recrutement laisse parfois songeur …

    • Nous ne prétendons certainement pas que l’agrégation soit le seul mal qui affecte l’université, et que, mis à part le concours, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes…

      • Anonyme dit :

        Pas tout à fait, mais presque … à tous les maux soulevés par cette collègue, la suppression de l’agrégation serait la première et urgente réponse. Pourtant, j’ignore au sein de quelle faculté exerce cette collègue, mais elle ne correspond pas vraiment à la faculté telle que je la connais. Sur la direction des diplômes, le mal ne découle pas directement du concours et de la dualité de corps (et il y a pléthore de M2 dirigés par des maîtres de conférences). Quant à la tyrannie des éditeurs, c’est vrai qu’ils sollicitent directement des auteurs, mais moins en fonction de leur titre que de leur plume (la répétition des commentaires n’a, là encore, pas grand chose à voir avec le concours). Je ne crois pas non plus qu’il existe des revues (pas plus que des colloques et il me semble parfois utile d’entendre ou de lire ceux qui ne sont pas nécessairement spécialistes de telle ou telle question) réservées aux Professeurs. Si l’édition est aussi fermée que cela, les exemples manquent.

        Je trouve simplement étrange de vouloir attaquer à tout prix le seul mode de recrutement qui échappe aux contingences locales et qui, pour une large part, fait (largement … disons, sans faire preuve d’outrance ou d’angélisme) obstacle aux réseaux d’influence. Une fois que le concours est supprimé, la prochaine étape, c’est quoi ? La qualification parce que regardez à l’étranger comme ils ont tout compris, il suffit d’un doctorat. Pourquoi pas, mais, dans ce cas vous ne craignez pas les logiques de labo, les réseaux d’influence du Grand Professeur en place depuis des années et inattaquable parce qu’en place depuis des années et que personne ne contestera. Ou alors laisser le Président de l’Université décider, puisqu’il est le chef et qu’il décide de tout. A chaque fois, j’ai l’impression que ce n’est pas un concours que l’on veut changer, mais le système universitaire dans son ensemble, selon une logique qui n’est pas clairement affirmée. Le concours mérite sans doute d’évoluer, notamment la leçon de 24 heures. Les voies d’accès au corps des Professeurs méritent sans doute aussi d’évoluer, notamment en revalorisant considérablement celle qui implique le CNU.

        • Nous nous sommes bien compris: nous pensons que l’agrégation n’est pas qu’un mode de recrutement, mais conditionne bien des relations, des méthodes de travail, etc. au sein des facultés dans nos matières. La supprimer, c’est participer à un changement de l’Université. Qui peut penser que la situation actuelle est mirifique?

          Pour ce qui est du fait d’échapper « aux contingences locales »: pourquoi diable, et par quel jacobinisme, a-t-on besoin d’un concours national, surtout à l’heure de l’autonomie des universités ? Et aussi, pourquoi toujours imaginer que la même personne, si elle siège dans un jury d’agrégation, est parfaitement insensible « aux réseaux d’influence », alors qu’elle se vautre dans la veulerie et les renvois d’ascenseurs sitôt qu’elle siège dans une commission de spécialistes?

          Mesdames et Messieurs les professeurs agrégés, vous nous promettez la géhenne de feu si jamais le recrutement des professeurs des universités se faisait selon le droit commun. Mais, dans un premier temps, qui, majoritairement, siégera dans les jurys HDR ? Vous, les professeurs agrégés. Qui, majoritairement, qualifiera les candidats pour les fonctions de professeurs? Vous, les professeurs agrégés. Qui, majoritairement, composera et présidera les commissions de recrutement dans les Universités? Vous, les professeurs agrégés. Pourquoi ne vous faites-vous pas confiance à ce point? Il ne tient qu’à vous de n’accorder l’HDR, de ne qualifier, puis de ne recruter, que des gens que vous estimez pas plus mauvais que ceux qui ont réussi le concours qui vous a fait…

          • Anonyme dit :

            Je ne suis pas certain que nous nous soyons bien compris. Je ne suis pas sûr que l’opposition, Professeur, veuls, incompétents, madarins/Maître de conférences, honnêtes, travailleurs, originaux, seuls à proposer une recherche de qualité, soit très productive. Quant à la modification du système, vous ne répondez pas vraiment. La qualification ne dépend pas des seuls Professeurs, le CNU et les comités de sélection sont composés à parité. Et alors qu’au CNU (effet du nombre ?) le rapporteur Maître de conférence sera aussi bien entendu que le rapporteur Professeur, il me semble que l’équilibre est beaucoup plus aléatoire au sein des comités de sélection. Ce que vous appelez le droit commun est la voie qui m’inspire précisément le plus grand scepticisme. Les renvois d’ascenceur et les allégeances ne relèvent pas du statut. L’autonomie des universités est une idée à laquelle il est possible de ne pas adhérer, surtout quand on voit ce que deviennent les services centraux. L’université n’est rien de plus et ne devrait être rien de plus qu’une SCM ou un GAEC, alors que vu des UFR (c’est ça l’appellation technique) on a l’impression que c’est là-haut que tout se passe et que se fait l’essentiel. Et le président ne devrait être rien de plus que son administrateur, pas une espèce de Maréchal-Président qui passe son temps « à se féliciter » et à passer ses après-midis en réunion à lire des power-point. Après, si je comprends bien, vous suggérez, l’unification du corps. Il n’y aura plus que enseignants-chercheurs. Pourquoi pas. Je suis prêt à vous suivre sur l’objectif, pas sur la méthode, qui suscitera des résistances pendant longtemps (l’attachement au titre n’est pas propre aux Professeurs si l’on considère le nombre de collègue qui signent en prenant soin d’ajouter « HDR » ou « docteur » pour bien souligner qu’ils ne sont pas issus de l’ancien corps des assistants).

            Quant à la raillerie des collègues étrangers sur la recherche française, avez-vous des sources (j’ai en effet pu le constater de la part d’un collègue suisse, mais le mépris ne me semblait absolument pas lié à la façon d’écrire et de construire, il concernait plutôt les thèmes de recherche de la doctrine française qui de son point de vue ne présentent aucun intérêt ou ont toujours des années de retard) ? Je serai également curieux de lire un article d’un collègue étranger libre en la forme que vous avez trouvé excellent, sans répétition, sans hors sujet, dont vous avez pu saisir immédiatement les tenants et les aboutissants. Question sans doute de formation, et je veux bien vous concéder que les habitudes deviennent une seconde nature qui tend à se confondre avec la première, mais je viens d’achever pour une recherche une série d’articles d’auteurs américains et je trouve la construction assez déroutante et la compréhension des notions présentées assez difficile (il faut constamment naviguer dans le document pour faire les rapprochements qui semblent s’imposer) et en définitive beaucoup, vraiment beaucoup de pages, pour finalement dire peu ; et dans une thèse, c’est pire encore : on annonce un sujet et finalement il sera traité de beaucoup de choses (de préférence en 800 ou 900 pages, c’est mieux) dont le lien avec le sujet demeure mystérieux. Et puis, de toute façon, pourquoi aurait-on nécessairement tort en étant isolé ou minoritaire ?

            • Permettez-moi de rectifier l’une de vos erreurs, avant que de répondre plus avant: lorsqu’il s’agit de se prononcer sur la qualification ou le recrutement de PR, seuls les PR siègent, non les MCF. Puisque aujourd’hui, les PR agrégés sont bien plus nombreux que les PR non-agrégés, l’on peut dire que, même en supprimant l’agrégation, la nomination des PR restera, pendant un temps assez long, dans la main des agrégés.
              Quant aux MCF qui font la loi dans les comités de recrutement, il faut ne jamais avoir participé à une telle commission pour le croire…
              Précisément, nous ne prétendons pas que les PR soient incompétents, à la différence des MCF… simplement, la voie utilisée pour les nommer n’est certainement pas la meilleure (à notre avis).

            • Anonyme dit :

              J’ai eu un doute moi aussi, mais je parlais de la voie de droit commun et de l’hypohtèse dans laquelle on supprime l’agrégation et donc le statut de professeur. Cependant, c’est là qu’il y a méprise, vous souhaitez que tout le monde devienne professeur, pas que tout le monde devienne autre chose (par exemple, enseignant-chercheur) pour effacer le passé et sortir des anciennes logiques. Quant à la loi dans les comités, je ne crois pas avoir dit qu’elle était le fait des MCF, bien au contraire, même. Je ne crois pas non plus avoir suggéré que les MCF étaient incompétents. Le concours est une chose, le maintient d’un enseignement et d’une recherche de qualité une autre, très différente.

        • MC dit :

          Chacun aura son avis sur l’agrégation (pour ma part je suis favorable au moins au décontingentement) mais, quels que soient ses vertus ou ses méfaits, son existence ne peut donc être considérée comme neutre et c’est au moins pour cela que chacun, agrégé ou pas, professeur ou pas, MCF ou pas, « aigri » ou pas, est légitime à projeter sur elle un jugement, tout comme chaque citoyen est légitime à projeter un regard critique sur le mode de scrutin par lequel sont désignés ses dirigeants. En effet, elle constitue sans doute un « fait social total » au sens maussien en ceci qu’elle structure la complexion de nos sociétés (ces tout petits petits mondes que constituent les UFR des sections 01 à 06) et y conditionne la légitimité de la position et du discours de chacun. En ce sens, elle concerne tous les membres de ces sociétés et dit quelque chose sur chacun de ces membres.

          Exemple. Il me souvient mon (très aimé) directeur de thèse qui avait, lorsque je lui avais proposé un nom pour mon jury de soutenance, répondu un peu embarassé qu’il s’agissait certes d’un collègue fort honorable et tout aussi savant mais qu’il n’était peut être pas opportun de le choisir pour mon jury. En effet, ce monsieur « est voie longue » m’indiquait mon directeur de thèse d’un air presque navré. Et je ne soupçonne pourtant pas ce dernier, un homme d’un très grand dévouement, sans a priori sur quiconque, d’un infaillible sens chrétien et d’une tolérance absolue, d’avoir voulu prendre à son compte ou même cautionner la disgrâce des « voies longues ». En d’autres termes, ce n’est ni par mépris personnel du « mode de fabrication » de ce professeur ni par désavoeu de sa compétence scientifique que mon directeur m’a suggéré d’écarter ce collègue de mon jury mais simplement parce que, pensant avant tout à mon bien à moi, mon directeur considérait que la présence d’un « voie longue » à ma soutenance ne serait pas du meilleur aloi pour conférer à mon travail la crédibilité scientifique suffisante lors de son examen par le CNU. Les « voies longues », au contraire des agrégés, ne seraient donc pas vraiment des professeurs ?

          Autre exemple d’un situation réelle observée voilà quelques années dans un couloir de l’UFR. Un jeune doctorant qui, croisant un agrégé externe et une agrégée interne, servait au premier un « bonjour Monsieur le professeur ». A la seconde il déniait ce titre, la gratifiant seulement d’un « Bonjour Madame » qui obligeait alors l’intéressée à rappeler au doctorant qu’elle était elle-même également professeur (ceci dit, on n’écartera pas totalement non plus la possible influence du réflexe machiste, inconscient ou pas, chez ce jeune homme).

          L’existence de cette « voie royale » qu’est l’agrégation externe a donc pour effet objectif de segmenter non seulement la composition de la catégories générales des EC (ce qui pourrait se concevoir entre Pr et MCF, quoique les seconds ne soient pas, dans les textes, subordonnés aux premiers) mais le corps des professeurs lui-même dont le titre est pourtant unique. De cet état, les agrégés externes ne sont d’ailleurs même pas responsables : aucun d’entre eux, me semble-t-il, ne réclame officiellement la crédibilité supplémentaire qu’on lui offre ainsi par l’onction d’un concours. Le système s’est auto-configuré pour offrir à une fraction des Pr la totalité (ou presque) de la légitimité du discours scientifique et de la position universitaire sur laquelle il repose.

          • Guillaume Beaussonie dit :

            Il me semble, au surplus, que cela dépasse la frontière des Universités. Un certain nombre de commissions et autres autorités prévoient la présence, au sein de leurs membres, de « deux professeurs agrégés des Facultés de droit ». Il vaudrait mieux assurer la place d' »enseignants chercheurs en droit » dont la présence s’expliquerait par leur compétence et non par leur titre.

            Votre échange est très riche. Je crois aussi plus à une vraie réforme qu’à une suppression sèche. Je crois aussi que les MCF volontaires et compétents se font entendre tant d’un point de vue scientifique que d’un point de vue administratif. Mais je constate tout autant que c’est toujours plus dur pour eux que pour les autres, quand bien même ils ont davantage fait leur preuve qu’un (trop) jeune agrégé. Prétendre l’inverse serait aberrant.

            Tout est sans doute question d’égo. Comment finir une thèse sans en avoir ? De l’agrégation, les uns sortent paranoïaques ; les autres sortent condescendants. Ce seul constat ne suffit-il pas à démontrer que ce « concours », en l’état, est simplement malsain ?

            • MC dit :

              Un collègue me disait un jour que l’agrégation est un concours « qu’on ne se remet jamais raté eu, ni même d’avoir eu ». Un autre (agrégé) me disait que « quand un MCF commet une erreur dans un papier, c’est une erreur. Quand un agrégé commet une erreur dans un papier, c’est une opinion doctrinale ».

  4. Toto dit :

    De toute façon les collègues étrangers parlent de nous dans des termes peu flatteurs !

    Entre l’agrégation du supérieur, le CNU, les Universités « autonomes » qui sont tout sauf autonomes, etc.

    L’Université est morte (par faillite ?), essayons de construire une Université 2.0 qui, elle, a une chance de passer le cap de l’an 2020 🙂

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